Faits divers

Toxicomane, fortuné… Qui était le meurtrier présumé et compagnon de la femme découverte dans un réfrigérateur?

Au lendemain de l’annonce du drame, les habitants de cette résidence luxueuse aux 35 coquettes villas situé à Mandelieu-la-Napoule, sont sous le choc. Incrédules face au crime sordide au cœur de ce paradis avec vue mer plongeant sur toute la Côte, de la Croisette à l’Esterel.

Devant la maison au style californien au portail sous scellé depuis l’interpellation dimanche matin, des sacs poubelles, des cartons éventrés. Encore appuyée contre le garage, la trottinette de la victime: Sasia.

« Une belle fille, grande, blonde »

« C’était une belle fille, blonde, grande, mince, genre mannequin, d’une vingtaine d’années, Danoise aussi, mais elle ne vivait pas là à plein temps. Elle venait de temps en temps » souffle Bernadette. Avec son mari Michel, 80 ans, ils habitent la maison mitoyenne avec celle que louait depuis décembre dernier Pilou C, 32 ans. Un homme originaire de Copenhague au profil sulfureux et paradoxal. Toxicomane. Oisif. Fortuné. Sans doute l’héritage de sa mère décédée l’an dernier. Amateur de belles carrosseries: il possédait deux Porsche, deux Mercedes et un scooter siglé Christian Dior. Mais peu porté sur le ménage. A l’entrée, sur les terrasses bordant sa superbe piscine et à l’intérieur, des sacs-poubelles, des détritus jonchant le sol. Une dégringolade psychique?

« Il était spécial. Cela se voyait qu’il se shootait. Mais il était gentil », poursuit son voisin retraité Michel.

« Odeur atroce »

C’est dans cette villa luxueuse des hauteurs de Mandelieu-la-Napoule que le féminicide aurait eu lieu. Photo drone Sébastien Botella.

Shooté mais discret. Pas un mot plus haut que l’autre. Durant ces derniers mois, ni dispute, ni cri qui aurait pu inquiéter le voisinage. Jusqu’à il y a huit jours. « ll y a eu cette odeur atroce et il y avait des mouches. Alors, j’ai alerté le propriétaire de sa maison qui habite à côté », témoigne Bernadette qui a pu observer dans les jours qui ont suivi – jeudi, vendredi et samedi dernier – un ballet des vans effectuer des évacuations. « Et dès samedi, l’odeur avait disparu. Cela fait froid dans le dos. On se croirait dans un mauvais film… »

Et puis, il y a eu son chien, un Staffordshire, disparu du jour au lendemain, un peu avant l’été. « Il nous a dit qu’il était mort en mangeant une pêche… ».

Coup de feu

 

Légende. (Photo Sébastien Botella .

Voix tremblante, « très peinée », Sandrine, fille des propriétaires de la maison occupée par le meurtrier présumé, et voisine aussi, se souvient d’avoir entendu un coup de feu à cette période. Le chien dont on a retrouvé le cadavre avec celui de la malheureuse? Probable. « Quand j’ai vu dans le journal qu’il avait été interpellé pour avoir maltraité son chiot la semaine dernière, ça m’a fait tilt. Je m’en veux de ne pas avoir réagi plus tôt ».

Difficile de prévoir l’impensable. Sans rien de tangible. C’était plutôt un ressenti. « Je ne suis pas étonnée du tout, lâche-t-elle. Je sentais qu’il allait se passer quelque chose. Il était tout le temps défoncé, débraillé, cheveux collés, démarche de toxico, toujours très nerveux. Et puis, la maison sale, les voitures sans plaque, les crottes de chien… J’ai alerté mes parents pour qu’ils le mettent dehors. En vain. Ils sont très choqués. Elle, belle, gentille, douce, de longs cheveux frisés, venait leur apporter des chocolats »…

Légende. Photo Sébastien Botella.
Légende. Photo Sébastien Botella .



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