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Trois mois après les inondations, la famille de Fabien se débrouille comme elle peut: « Toujours pas de gaz, les murs sont trempés »

Trois mois après les inondations dévastatrices qui ont touché notre pays, 8.000 personnes demeurent toujours sans gaz. Notre journaliste est parti à la rencontre d’une famille sinistrée à Pepinster. Le quotidien de Fabien, Véronique son épouse, et leur fils Matthias a basculé y a pile 3 mois. Cette famille était en vacances lorsqu’on le drame est survenu. Ils reçoivent un appel mais ne pensaient pas avoir autant de dégâts…

En vacances lorsque les inondations dévastatrices de juillet ont touché notre pays, la famille de Fabien pensait avoir seulement quelques centimètres d’eau dans la maison. Mais à leur arrivée, une mauvaise surprise les attend: l’eau est monté à plus d’1m80 rien qu’au rez-de-chaussée. Trois mois après, leur quotidien est toujours impacté par les inondations. « Le plus dur est passé mais la situation est dure à vivre au jour le jour », confie Fabien. 

Toujours pas de gaz, une maison humide et une cuisine ravagée 

« Nous n’avons toujours pas de chauffage, les murs sont humides, trempés, on a toujours pas commencé à reconstruire quoi que ce soit, on a de l’humidité partout dans les chambres, partout. Le linge de ma femme est humide, il faut le mettre au séchoir pour pouvoir le sécher un peu avant de pouvoir le mettre. On ne dort plus non plus parce qu’on a peur que l’eau revienne », détaille-t-il. Ce à quoi vient s’ajouter le côté administratif: « On a aussi plein de documents à compléter ».

Et pour manger, c’est la même galère: « Une bombonne et un réchaud à gaz ». « On a gardé quelques meubles pour pouvoir ranger une partie de vaisselle qu’on a gardé et lavé mais tout est foutu. On ne sait pas ouvrir les tiroirs, c’est juste pour pouvoir garder quelque chose, on ne va pas poser les assiettes et tasses à café par terre alors on a gardé quelques petites choses mais qui sont complètement foutues », ajoute Fabien. Et les délais pour avoir une cuisine sont très, très longs: « Un peu partout, c’est pas avant le mois de janvier donc on est partis pour des mois comme ça… et on a un petit réchaud qu’un collègue, des amis nous ont prêté. Grâce à ça on sait chauffer de l’eau ou autre mais sinon on ne sait pas cuisiner ».

A l’intérieur, notre journaliste décrit ce qu’il voit: « Vos murs sont à nue, les briques à nue, les murs sont complètement humides. D’ailleurs, au moment où j’allais m’assoir sur la chaise, vous avez enlevé le coussin en disant qu’il était humide lui aussi », décrit-il pour que nous comprenions l’ampleur des dégâts chez Fabien et Véronique. 

Et malgré cette humidité persistante, ils n’ont toujours aucun moyen de se chauffer: « Le gaz apparemment est revenu dans la rue mais nous notre compteur est toujours scellé donc on n’a pas de gaz, ni de chaudière. On attend le chauffagiste mais ils sont débordés, il faut qu’il vienne nous réinstaller une chaudière afin de pouvoir chauffer la maison et essayer d’assécher les murs au plus vite et éventuellement recommencer à reconstruire »

Une belle solidarité 

Malgré leur malheur, le fort élan de solidarité post-inondation à réchauffé les coeurs de Fabien, Véronique et Matthias. Leur salon avait été ravagé, complètement sous eau, jusqu’à 1m80 au rez-de-chaussée. Fabien et Véronique ont tout perdu. Aujourd’hui, quelques meubles sont visibles dans le salon, comme des chaises, un fauteuil, une table, le tout grâce à l’aide des bénévoles: « Je tiens à remercier tous les bénévoles de l’ensemble de la Belgique. Les gens sont venus de partout pour nous amener des choses, on a pu avoir un divan, deux fauteuils, des chaises, un radiateur électrique, même du bois pour pouvoir rallumer des feux, de l’aide alimentaire… heureusement! Un tout grand merci à tous ces bénévoles. Heureusement qu’ils étaient là »



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