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Un homme soupçonné d’être le tueur en série « le Grêlé » retrouvé mort

Un homme soupçonné d'être le tueur en série

un homme soupçonné d’être le « Grêlé », un tueur et violeur en série recherché depuis les années 1980 et 1990, a été retrouvé mort au Grau-du-Roi, dans le GardDENIS CHARLET

C’est l’un des plus vieux « cold case » qui dort dans les tiroirs de la « crim »: un homme soupçonné d’être le « Grêlé », un tueur et violeur en série recherché depuis les années 1980 et 1990, a été retrouvé mort au Grau-du-Roi (Gard).

Depuis trente-cinq ans, les enquêteurs sont sur la trace de l’homme au visage grêlé soupçonné de six viols et de quatre meurtres entre 1983 et 1994.

Il est suspecté notamment d’avoir tué et violé la petite Cécile, 11 ans, retrouvée morte dans le sous-sol de son immeuble dans le XIXe arrondissement de Paris en mai 1986, ainsi que du meurtre d’un couple retrouvé étranglé dans le quartier du Marais, à Paris, en 1987.

Il s’agit de l’un des « cold case » (affaire non élucidée) les plus anciens du « 36 ». La Brigade criminelle, qui est chargée de l’enquête, a lancé récemment une opération de prélèvement sur plusieurs dizaines d’anciens gendarmes, dont un homme, François V. qui a été retrouvé mort mercredi, selon une source proche du dossier, confirmant une information de l’hebdomadaire Le Point.

Il aurait mis fin à ses jours dans un appartement de location au Grau-du-Roi, une station balnéaire proche de Montpellier, où il aurait laissé une lettre d’aveux, a confirmé cette source.

Selon le journal Midi Libre, il s’était installé dans un quartier résidentiel de la ville voisine de La Grande-Motte depuis plusieurs années.

– Des « pulsions passées » –

Il s’agirait d’un homme, âgé de 59 ans, ancien gendarme, qui a quitté l’institution en 1988, avant de devenir policier, a indiqué une autre source proche du dossier.

L’analyse post-mortem de son corps devra dire s’il s’agit ou non du suspect car de l’ADN avait été relevé sur des scènes de crime à l’époque des faits.

Les résultats seront connus jeudi soir ou tard dans la nuit pour l’innocenter ou le confondre, a précisé une source.

Selon plusieurs médias, le père de famille affirme dans sa lettre d’aveux qu’il se sentait recherché par la police.

Il y évoquerait également « des pulsions passées » mais qu’il s’était « pris en main » et n’aurait « rien fait depuis 1997 », tout en avouant les meurtres « sans donner les noms de victimes ni les circonstances ».

En 1986, après l’homicide de la petite Cécile, un portrait robot avait été largement diffusé dans les médias, représentant un homme âgé de 25 ans environ, mesurant 1,80 m avec des cheveux châtain, une peau grêlée sur le visage à cause de traces d’acné.

Le matin même du meurtre, il avait été aperçu par plusieurs personnes, dont les parents de la petite fille et son demi-frère, dans le hall de l’immeuble.

Quelques minutes après le départ de ses parents, Cécile aurait pris l’ascenseur pour se rendre à l’école. Son agresseur se serait alors probablement engouffré derrière elle, l’obligeant à descendre au deuxième sous-sol puis l’entraînant dans les caves pour la violer et la tuer.

En plus de la petite Cécile et du couple étranglé à Paris, il est également soupçonné d’un quatrième meurtre, celui de Karine Leroy, 19 ans, disparue en juin 1994 à Meaux (Seine-et-Marne), selon le journal Le Parisien. Une liste de six viols commis entre 1986 et 1994 lui est aussi imputée.



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