Faits divers

Une « cyber patrouille » permet l’arrestation de quatre pickpockets qui sévissaient dans le tramway de Nice

Depuis 2015, des caméras de sécurité équipent le tram’ et sont reliées au CSU. Une vingtaine d’agents y surveillent, sept jours sur sept, les caméras de la ville. Ce jour-là, quatre jeunes filles sont dans leur collimateur: elles tournent, observent, suivent des passagers.

Alors que le tramway arrive avenue Jean-Médecin, elles passent à l’action. Détournant l’attention, elles subtilisent un portefeuille dans un sac. Pour brouiller les pistes, les pickpockets en jupon tentent de s’évaporer dans le centre-ville. Elles se débarrassent du portefeuille dans une bouche d’égout à l’angle de la rue de Russie.

Problème: elles ne savent pas que les yeux électroniques les suivent à la trace. Et surtout que des patrouilles de la police municipale se rapprochent. Elles sont finalement interpellées à 200 mètres de là, rue Victor-Juge, une perpendiculaire à la rue d’Angleterre. L’argent dérobé dans le portefeuille a été retrouvé sur elles. Elles ont été remises à la police nationale et placées en garde à vue à la caserne Auvare.

Anthony Borré, premier adjoint de Christian Estrosi, maire de Nice, s’est réjoui sur Twitter de cette interpellation. « Je me félicite de cette affaire réalisée, complète-t-il auprès de Nice-Matin. Elle tire son origine de l’observation attentive du réseau de caméras par les agents du Centre de supervision urbain. S’il est vrai que dans 90% des cas, les affaires proviennent d’un signalement d’un témoin, deux ou trois interpellations par semaine sont réalisées par l’observation des écrans. »

Les quatre jeunes filles seront fixées sur leur sort à l’issue de leur garde à vue et pourraient être présentées en début de semaine devant le tribunal correctionnel, en comparution immédiate.



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