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Une enquête pointe du doigt les préjugés et les agressions dont sont victimes les juifs de France

Selon une étude, 68% des juifs de France déclarent avoir subi moqueries et vexations. 20% disent avoir été victimes d’agressions physiques. L’antisémitisme reste une réalité quotidienne pour des millions d’entre eux.

Des chiffres implacables alors que Jean Castex se rendra jeudi à Auschwitz, pour le 77ème anniversaire de la libération de ce camp de concentration. 85% des Français juifs, et 64% de l’ensemble de la population estiment que l’antisémitisme est un sentiment répandu en France, les premiers y voyant d’ailleurs un phénomène en augmentation.

Ce constant inquiètant est tiré d’une enquête IFOP réalisée pour l’American Jewish Committee (AJC) et la Fondation pour l’Innovation politique et révélée ce mercredi par Le Parisien.

78% des Français qui portent régulièrement la kippa victimes d’agressions verbales

Concrètement, 68% des juifs déclarent avoir subi moqueries et vexations tandis que 20% racontent avoir été victimes d’agressions physiques. Ces chiffres augmentent encore avec le port de signes religieux comme la kippa. 78% de ceux qui la portent régulièrement dans la rue se disent victimes d’attaques verbales.

Cette étude souligne également la persistance des clichés. 30% des Français estiment ainsi que « les Juifs sont plus riches que la moyenne », tandis qu’une personne interrogée sur 4 juge qu’ils ont « trop de pouvoir dans la finance ou les médias ».

Les établissements scolaires particulièrement concernés

C’est dans les lieux d’enseignement que se retrouvent le plus souvent les insultes antisémites. 60% de ces propos ont lieu dans l’enceinte scolaire (école primaire, collège, lycée, université).

Conséquence: 48% des personnes juives gardent secrète leur religion dans une discussion. Ce chiffre monte à 63% pour ceux ayant déjà subi une agression verbale ou physique.

« La haine d’Israël » en guise d’explication

Pour expliquer l’antisémitisme, les personnes juives interrogés avancent plusieurs causes. Ils pointent du doigt « la haine d’Israël » à 62% contre 53% pour l’ensemble des sondés. Les actes antisémites augmentent toujours lors des périodes de forte entension entre Israël et la Palestine, souligne d’ailleurs l’étude.

Les « idées islamistes » sont également citées. Les actes antisémistes ont en effet grimpé après l’attentat terroriste perpétré par Mohamed Merah contre une école juive en 2012 à Toulouse. Les « théories du complot » et les « idées d’extrême droite » sont également sur le banc des accusés.

Autant de terribles constats qui pourraient faire du sujet l’un des enjeux de la campagne présidentielle.



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