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une ex-actrice porno dénonce l’absence de règles dans le milieu amateur

La réalisatrice et productrice de contenu pornographique assure que les femmes qui se tournent vers le milieu amateur sont « plus vulnérables ».

Au lendemain du placement en garde à vue du propriétaire du site « Jacquie et Michel », Michel Piron, et quatre autres personnes, le porno amateur se retrouve pointé du doigt. L’affaire, qui concerne une enquête ouverte en juillet 2020 à Paris pour viols et proxénétisme, met en lumière les dérives d’un milieu en pleine expansion.

Michel Piron est retenu notamment pour agressions sexuelles ainsi que pour complicité de plusieurs infractions parmi lesquelles viols aggravés, proxénétisme aggravé et traite des êtres humains, selon le parquet de Paris. Trois hommes, présentés comme des « acteurs » par une source proche du dossier, sont notamment en garde à vue pour viols aggravés ou en réunion, traite des êtres humains ou encore proxénétisme, selon le parquet.

« Il n’y a pas de règles »

Ce mercredi sur notre antenne, Liza Del Sierra, réalisatrice, productrice et ancienne actrice de films pornographiques, est revenue sur ces dérives et la manière dont les pouvoirs publics pourraient les endiguer. « Bien sûr il y a un problème. Sous couvert d’amateur, on se permet de faire n’importe quoi alors qu’il y a du profit. Et s’il y a du profit, on n’est plus un amateur », commence-t-elle.

« Quand une actrice ou une jeune femme décide de faire de l’amateur, forcément, je pense qu’elle est plus vulnérable. Je le pense sincèrement parce qu’il n’y a pas de règles », assure-t-elle, précisant qu’en ce qui concerne l’industrie professionnelle, celle-ci « compose au mieux avec le cadre juridique qui lui est fourni. Ce n’est pas protecteur ni favorable tout le temps » et avec la mise en place d’une charte de déontologie.

Selon elle, les actrices se conseillent entre elles, mais sont également confrontées à une réalité économique parfois précaire.

« On entend des choses et quand on se construit en tant que femme, on donne des conseils. Une jeune fille qui dit ‘je vais aller tourner pour truc, pour machin’, on se sent concernée, on dit que ce n’est pas l’idéal, qu’ils ont mauvaise réputation. Maintenant c’est hyper compliqué quand il y a un impératif économique de dire ‘n’y va pas et mange des patates' », poursuit-elle.

« Les choses changent »

Comme l’explique encore Liza Del Sierra auprès de BFMTV, la pornographie est « un monde qui change. » « J’espère que cette affaire ne portera pas préjudice au combat qu’on mène pour la reconnaissance de la profession. Les choses changent, on est une industrie qui s’adapte énormément, on évolue constamment », précise-t-elle encore, assurant qu’il y a « beaucoup à faire pour les pouvoirs publics. »

Une autre enquête menée à Paris depuis 2020 a fortement bousculé le monde du porno amateur français en visant les pratiques de la plateforme « French Bukkake ». Au moins douze personnes, dont les producteurs surnommés « Pascal OP » et « Mat Hadix », sont poursuivies dans ce dossier exceptionnel par son ampleur et ouvert pour traite d’êtres humains aggravée, viol en réunion ou proxénétisme aggravé. Depuis, les enquêteurs ont identifié des victimes par dizaines.

Ce mercredi encore, le Japon a semblé vouloir montré la voie à suivre après que le pays a adopté sa première loi pour protéger les personnes forcées à apparaître dans des films pornographiques, un texte « qui fera date » selon des défenseurs de personnes exploitées par cette industrie pesant des milliards d’euros.



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