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News 24-7

une tonne de terre prélevée pour une étude sur le réchauffement climatique

Ces parcelles, réinstallées à plus haute ou plus basse altitude, doivent permettre aux scientifiques d’étudier les impacts d’une augmentation des températures de 3 °C sur la biodiversité.

Étudier en accéléré les impacts d’une augmentation des températures de 3°C sur la biodiversité. C’est l’objectif de la simulation scientifique enclenchée ces dernières semaines dans les Hautes-Alpes. Dans le cadre de cette étude sur le réchauffement climatique, une tonne de terre -avec toutes les espèces vivantes qui la composent-, a été déplacée par hélicoptère.

Le 28 septembre, « 40m2 » de terre ont été prélevés au niveau des pentes du Galibier, à 2500 mètres d’altitude, indique le Laboratoire d’écologie alpine (LECA) sur son site internet. Ces parcelles ont été « implantées sous le col du Lautaret, à l’étage subalpin où prédominent les forêts de résineux », soit 600 mètres plus bas. « Parallèlement, une prairie de 40 m2 est remontée sur 600 m de dénivelé pour étudier la réaction des communautés à une élévation d’altitude », est-il précisé.

« Comment les communautés végétales se réadaptent »

Cette simulation, menée par des chercheurs du CNRS en partenariat avec l’université de Grenoble et l’université de Savoie-Mont-Blanc, mobilisera des botanistes, des zoologues, des écologues ou encore des modélisateurs, pendant une dizaine d’années.

« Ce qu’on étudie, c’est plutôt les mécanismes, souligne Jérôme Poulenard, professeur à l’université Savoie-Mont-Blanc, au micro de BFM DICI. Comment les communautés végétales se réadaptent, comment elles vont modifier leurs dates de floraison, leurs traits, leurs caractéristiques, qui peuvent varier avec le changement climatique. »

Si les scientifiques ont choisi le col du Lautaret, c’est parce qu’il abrite une importante richesse biologique. On y trouve un tiers de l’ensemble des espèces de la flore française.

Une expérience similaire lancée en Suisse

« Ils ont tout intérêt à venir travailler ici, parce qu’ils ont un milieu intéressant à étudier, vante Jean-Gabriel Valay, directeur du jardin alpin du Lautaret. Ce projet Alpages volants, c’est un petit peu notre fétiche. On fait partie d’une structure qui s’appelle Anaé, pour Analyse et expérimentation sur les écosystèmes, et là on a des gens qui font des expériences, qui manipulent, qui testent des choses. Et ça, c’est extrêmement intéressant. »

Une expérience similaire a également débuté en Suisse, rappelle le LECA, et une autre est en projet dans le massif des Rocheuses, aux États-Unis.

Jérémie Cazaux avec Florian Bouhot



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