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UNÎMES Traversée de l’océan arctique : des enseignants-chercheurs mobilisés

Anthony Philippe accompagné de l’équipe de recherche (Photo Unîmes)

Dans quelques jours une expédition unique de trois mois débutera avec la traversée de l’océan Arctique par un équipage. À distance, les enseignants-chercheurs de Staps et de la filière Psychologie de l’université de Nîmes vont recueillir des données et mener des analyses sur le comportement de ces aventuriers dans des conditions extrêmes. 

Après plusieurs expéditions engagées en Arctique, dont le passage du Nord-Ouest à la voile pure, trois tentatives de traversée de l’océan glacial arctique, des expéditions sur la calotte glaciaire du Groenland et de nombreuses années de navigation sur tous les océans, Sébastien Roubinet est devenu l’une des grandes figures des expéditions maritimes et polaires. Dans quelques jours, Sébastien a prévu une nouvelle expédition au départ de Sachs Harbour sur l’île de Banks (Canada), là où s’était terminée sa dernière tentative de traversée de l’océan Arctique en 2018. 

Accompagné de deux personnes, il a pour but de parcourir 3 000 km pour se rendre au Groenland avec un petit bateau à voile de sept mètres de long pesant seulement 200 kg. Le tout sans assistance, sans moteur en autonomie complète en milieu extrême avec un budget total de 200 000 €. Dans ces zones difficiles d’accès, l’équipage a pour mission de ramener le maximum de données essentielles pour les études scientifiques. L’expédition doit débuter d’ici quelques jours et durer jusqu’à fin septembre. 

Un long périple auquel sont indirectement associés des Gardois : en l’occurrence l’équipe des enseignants-chercheurs du laboratoire Apsy de l’université de Nîmes qui regroupe la filière sport de Staps et la psychologie. En lien avec un membre de l’expédition, Anthony Philippe, membre du bureau Apsy à Unîmes, trouvait intéressant d’associer ses collègues à ce projet unique : « On a trois personnes qui traversent le Pôle Nord avec un bateau à voile en totale autonomie, coupé du monde sans aucun lien avec le monde extérieur ni assistance. Ils vont devoir tirer le bateau sur la banquise, résister à des températures extrêmement négatives et croiser des ours polaire. Il y a un véritable danger inhérent à l’expédition sportive. » 

« Comment vont-ils gérer ces situations de crise ? »

Pour lui, il y a donc un vrai intérêt de voir comment ces hommes vont réagir et se comporter dans cet environnement hostile. « Ce qui est intéressant c’est de voir les différentes formes de motivation, la régulation du stress, les relations humaines, le règlement des conflits… Comment vont-ils gérer ces situations de crise ? », poursuit Anthony Philippe tout en rappelant que l’activité physique est un facteur de protection et permet de réguler les émotions. Pour pouvoir restituer une analyse psychologique, les enseignants-chercheurs nîmois vont récupérer chaque jour les coordonnées GPS de l’équipage pour connaître jour après jour leur avancée.

Ces résultats seront croisés avec les réponses fournies par l’équipage à des questionnaires quotidiens sur leur état mental. L’équipe nîmoise recevra tous ses documents au retour de l’expédition et pourra commencer à travailler de son côté. Une vraie expérience pour l’Apsy afin d’avoir des réponses claires sur le comportement de l’humain face aux défis physiques dans des conditions extrêmes. Outre le côté psychologique, un chercheur de la cellule environnement, faisant partie du laboratoire Chrome, est aussi mobilisé pour travailler sur les gestions des risques. « C’est une expérience intéressante. On est heureux de sponsoriser cette expédition comme l’on avait pu le faire pour le 4L Trophy. Ça vaut le coup de donner un coup de pouce à l’expédition », conclut Benoît Roig, président de l’université.





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