Vendée : face à la flambée des prix de l’électricité, le patron de Snoci mise sur le solaire

Le Neymisien Willy Roblin a réalisé l'installation des panneaux photovoltaïques sur les toits de l'entreprise Snoci dirigée par Thierry Jarrion.
Le Neymisien Willy Roblin a réalisé l’installation des panneaux photovoltaïques sur les toits de l’entreprise Snoci dirigée par Thierry Jarrion. ©Nicolas PIPELIER

« Mon but, c’est l’autonomie complète. » A Saint-Vincent-sur-Graon, sur les toits de l’entreprise Snoci, spécialisée dans la charpente et l’ossature bois, Thierry Jarrion ausculte ses panneaux photovoltaïques.

684 m2 couverts de silicium. Le fameux semi-conducteur qui transforme les photons en électricité. Un investissement à 326 000 € qui peut générer aujourd’hui 195 kWc. De quoi couvrir les besoins en électricité de la société d’une quarantaine de salariés pendant un an.

Pour l’heure, seule la dernière installation posée en 2021 sur un bâtiment de stockage sert à l’autoconsommation. Le courant produit par les deux autres surfaces montées en 2011 et 2014 est revendu à EDF. Avec des contrats sur 20 ans et des prix d’achat à 60 centimes et seize centimes le kWh.

« C’était de la folie, surtout en 2011. Le tarif d’achat était subventionné par l’Etat. Ça a duré deux ans, puis ils ont dit stop », se souvient Thierry Jarrion. De quoi le faire sourire lorsqu’il voit le prix de rachat pratiqué en ce moment : six centimes hors taxe.

« J’ai toujours su que ça allait grimper »

A la fin de ses contrats, Thierry Jarrion compte bien reprendre la main sur l’électricité produite sur ses bâtiments. Il n’a pas attendu la flambée des prix pour s’affranchir du réseau.

J’ai toujours su que ça allait grimper. En France, on est habitué à l’énergie pas chère grâce au nucléaire. Mais il va bien falloir rénover les centrales. Et ça a un coût.

L'entreprise Snoci a couvert ses toits de plus de 600 m2 de panneaux photovoltaïques. Elle compte augmenté la surface de 30 %.
L’entreprise Snoci a couvert ses toits de 684 m2 de panneaux photovoltaïques. Elle compte augmenter la surface de 30 %. ©Nicolas PIPELIER

Pour s’équiper, Thierry Jarrion a contacté Willy Roblin. Une vieille connaissance de la famille qui a fondé Kilowatt plus à Nesmy. « Sans Willy, je n’aurai jamais lâché 200 000 € en 2011 dans les premiers panneaux. »

À l’œuvre dans les énergies renouvelables depuis quinze ans en France et en Afrique, le Neymisien a développé sa méthode. « Je commence toujours par faire le tour des dépenses énergétiques du client. Puis, je dresse un plan d’économie. » En fonction des besoins, l’expert préconise du photovoltaïque, du chauffe-eau solaire ou de la méthanisation.

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« La tête du train est déjà passée »

Dans le cas de Snoci, Willy Roblin a opté pour le photovoltaïque.

On attend encore le retour de l’ensemble des factures EDF et Enedis, mais on sait déjà qu’on va réaliser entre 15 à 20 % d’économie.

Confiant dans ces panneaux pouvant produire pendant 40 ans, garantis 25 ans, Thierry Jarrion veut aller plus loin. « Je compte boucher les trous et élargir la surface de panneaux de 30 %. »

L'armoire électrique et les onduleurs ont été réalisés sur mesure pour l'autoconsommation.
L’armoire électrique et les onduleurs ont été réalisés sur mesure pour l’autoconsommation. ©Nicolas PIPELIER

Willy Roblin en est persuadé.

C’est maintenant qu’il faut investir. Pas quand le coût de l’énergie aura été multiplié par deux ou trois. La tête du train est déjà passée. On est dans les wagons. Dans peu de temps, il sera trop tard.

Willy Roblin, dirigeant de Kilowatt plus

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