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Vendée : Ivre au volant, une femme de 64 ans se braque contre les gendarmes

ethylotest
La conductrice a refusé de se soumettre à d’autres tests après avoir eu du mal à souffler dans l’éthylotest ©Photo d’illustration

C’est un petit bout de femme frêle qui se présente à la barre ce jeudi 30 septembre 2021. Cette Vendéenne de 64 ans se retrouve au tribunal correctionnel pour avoir, le 11 juin dernier, refusé de se soumettre à un contrôle routier.

Elocution pâteuse et haleine chargée

Ce jour-là, vers 10 heures, la gendarmerie procède à un contrôle routier dans le bocage. Ils arrêtent la sexagénaire et constatent que la conductrice est dans un état d’ivresse manifeste. Dans leur rapport, les militaires décrivent une « élocution pâteuse, une haleine chargée et des explications répétitives ».

Ils lui demandent de se soumettre à l’éthylotest. Elle s’exécute, mais avec quelques difficultés à souffler. Les gendarmes veulent alors la soumettre à l’éthylomètre, ainsi qu’à un dépistage salivaire pour savoir si elle n’est pas non plus sous l’emprise de stupéfiants. Ce qu’elle va refuser en bloc.

Un apéritif qui a duré

A la barre, la prévenue reconnaît en partie les faits. « J’ai quand même soufflé », déclare-t-elle. « Oui, mais vous avez ensuite refusé l’éthylomètre », lui rappelle la juge. « Ah bon ! » s’étonne la sexagénaire avant d’expliquer que la veille, elle était tombée dans son jardin et, souffrant au poignet, elle se rendait à un rendez-vous chez son médecin le matin où elle a été contrôlée.

Après cette chute, la sexagénaire avait également invité des amis et l’apéritif dinatoire avait duré jusqu’à 3 heures du matin. « J’ai perdu mon mari il y a deux ans. De temps en temps, j’ai besoin de voir mes amis, d’avoir du lien », explique-t-elle au tribunal.

La juge lui rappelle aussi qu’en plus d’avoir boudé les tests, elle a également refusé de répondre aux questions au cours de son audition. « J’avais déjà répondu le matin, je ne voyais pas l’intérêt de redire ce que j’avais déjà dit », estime la prévenue. Et de se repentir : « Si j’ai été désagréable avec les gendarmes, je le regrette. »

Plongée dans l’alcool après le décès de son époux

« Elle paie déjà son comportement devant les services de gendarmerie », estime la procureure, qui rappelle qu’elle est sous le coup d’une suspension de son permis de conduire pendant huit mois. Elle requiert à son encontre quatre mois de prison avec sursis.

L’avocate de la prévenue reconnaît que sa cliente « s’est braquée. Elle a refusé de parler à son audition, ce qui est son droit, mais simplement parce qu’elle n’a pas compris la différence entre les questions le matin qui étaient dans le cadre d’une garde à vue, et celles de l’après-midi, qui étaient dans le cadre de l’instruction de l’affaire ».

Et de souligner que « l’alcool est une problématique liée au décès de son mari, à la solitude dans laquelle elle s’est retrouvée et à sa situation professionnelle puisqu’elle est sans profession ». La défense a ainsi plaidé l’indulgence du tribunal. « C’est la première fois qu’elle se retrouve devant un tribunal. Depuis les faits, sa fille a mis sa vie entre guillemets pour prendre en main sa mère », indique la défense avant de conclure que « la voiture a également été vendue pour éviter tout risque ».

Le tribunal a finalement condamné la sexagénaire à trois mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans, ainsi qu’une obligation de soigner son addiction à l’alcool.

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