Vincent Dubois, du rire aux larmes, le 14 octobre au casino de Bagnoles de l’Orne Normandie

BAGNOLES CASINO VINCENT DUBOIS 02
Vincent Dubois avec Didier Buisson. ©DR

On vous connaît comme humoriste sous les traits de Maria Bodin depuis plus de 30 ans, mais moins comme musicien et chanteur. Quelle est votre expérience en la matière ?

C’est par la chanson, en 1989, que j’ai fait mes premiers pas sur scène dans un restaurant-spectacle à Tours qui s’appelait le P’tit Québec. J’étais alors ambulancier et après m’avoir entendu chanter, le patron de ce restaurant m’a proposé de m’engager à l’année. Evidement j’ai accepté… mon rêve devenait réalité ! Je suis totalement autodidacte dans le chant et la musique. Toutefois, pour ce nouveau tour de chant, j’ai fait appel à Didier Buisson, un musicien formidable et un accordéoniste virtuose. Il est Tourangeau, nous nous connaissons depuis au moins 35 ans, puisque nous avons fait des bœufs, à nos débuts, dans les cabarets du vieux Tours. Il joue de l’accordéon depuis qu’il a 6 ans. Il a été professeur au conservatoire, a accompagné de nombreux artistes et créé plusieurs spectacles musicaux. Il maîtrise parfaitement l’art des arrangements instrumentaux et vocaux. En plus de tout cela, Didier est un camarade formidable, rempli d’une grande humanité. Il sait à la fois être déconneur et discret quand il le faut. Franchement, je ne pouvais pas rêver meilleur partenaire ! Ici, il s’occupe de faire les arrangements des reprises instrumentales et vocales de ce spectacle et il fait les 2e voix. Pendant les périodes de répétition, il m’a beaucoup fait travailler et j’avoue que j’en ai parfois un peu bavé, mais ça valait la peine. Depuis, c’est un bonheur infini de partager la scène avec lui. Il m’a beaucoup fait progresser.

Ce spectacle est un retour aux sources ?

Ca fait des années que j’attends de remonter sur scène pour chanter. Je ne me lasserai jamais de faire rire les gens, mais les faire chanter, c’est magique !

Depuis quand avez-vous créé ce spectacle et pourquoi l’appeler « Ordinaire » ?

Pendant le confinement, avec les Bodin’s, nous avons écrit et tourné Les Bodin’s en Thaïlande, sorti en novembre 2021 et vu par 1 635 000 spectateurs. Comme tous nos collègues artistes, pendant cette période tourmentée durant de nombreux mois, nous avons dû stopper notre tournée des Zéniths avec notre spectacle Les Bodin’s Grandeur Nature. Je me suis alors retrouvé chez moi, dans ma campagne tourangelle, et je me suis dit qu’au lieu de déprimer en attendant que les salles de spectacle rouvrent, c’était l’occasion ou jamais de créer ce tour de chant dont je rêvais depuis toujours. Pendant plusieurs semaines, d’abord seul, j’ai répété des dizaines de chansons. Souvent, je partais marcher des matinées entières, dans les bois et je chantais à tue-tête. Au même titre que le sport, la chanson a toujours été un élément indispensable à ma santé physique et mentale. Quand je chante, à l’intérieur de moi, il se passe des choses qui me font du bien et qui me rendent la vie plus belle. Je crois que c’est aussi chimique !

Après quelques semaines de travail en solitaire, pour présélectionner 40 chansons et les répéter (voix, guitares et ukulélé), j’ai rappelé l’ami Didier et nous avons commencé les répétitions. Pendant cette période, j’ai dû beaucoup travailler, car Didier est un « professeur » exigeant et rigoureux. Ça tombe bien, c’est exactement ce que je cherchais. Dans nos métiers, quand on traverse des moments de doutes, c’est le travail qui nous aide à lever les doutes ! Le titre « Ordinaire » s’est imposé rapidement. C’est celui de la première chanson du concert, une chanson de Robert Charlebois qui parle de la difficulté à garder les pieds sur terre quand on fait nos métiers de baladins. J’aime beaucoup ce texte. C’est aussi une façon pour moi d’annoncer la couleur, en disant au public qu’ils vont me voir sans masque, à visage découvert, sans artifice, à nu, comme un gars ordinaire !

 Les titres que vous interprétez sont des compositions ou des reprises ?

Il y a une vingtaine de chansons, essentiellement des reprises de chansons françaises et canadiennes, entrecoupées de textes et de moments d’échanges avec le public. C’est un concert partage. Un moment de convivialité. C’est exactement ce que je voulais, je ne pouvais pas rêvais mieux. Ce à quoi nous sommes arrivés avec Didier dépasse toutes mes attentes ! J’ai commencé à écrire mes propres chansons, mais c’est encore un peu tôt pour vous les livrer. Dans ce concert, on évoque la vie, la mort, les doutes qui m’ont traversé durant ces 30 ans de scène et ces 58 ans de vie. L’amour évidemment, les enfants qui nous apprennent tant, les amis, les emmerdes, les injustices et la chance de vivre malgré tout ! Et bien sûr, au milieu de tout ça, le rire indispensable pour prendre le recul nécessaire !

Retrouve-t-on un peu de Maria Bodin sur scène ?

Evidement puisque Maria fait partie de moi, elle ne m’a pas lâchée et ne me lâchera jamais. J’ai encore beaucoup de choses à lui faire dire. Ce n’est pas par hasard si j’ai passé 30 ans de ma vie à incarner ce personnage. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu de la tendresse pour les anciens. Je ne m’ennuie jamais en leur compagnie. Il faut, absolument et régulièrement, prendre le temps de s’arrêter pour écouter les anciens. Ils ont tellement de choses à nous donner et nous avons tellement de choses à leur donner. Dans les années à venir, l’amour, la fraternité, l’entraide seront les seules solutions qui nous resteront. Il ne faut surtout pas se tromper de priorité !

 Comment s’est faite cette programmation au casino ?

 Il y a 24 ans (je crois), alors que je débutais l’aventure de la Maria Bodin en solo, sur les scènes de France et du festival d’Avignon, Serge Bretel m’a tendu la main pour m’inviter à participer au festival des Andain’ries qui venait de voir le jour à La Chapelle-d’Andaine. Dès la première rencontre, en arrivant, j’ai compris très rapidement que Serge et sa bande de joyeux lurons étaient des bonnes personnes et qu’ils faisaient les choses pour les bonnes raisons… en l’occurrence, réunir les gens, se marrer et passer du bon temps ensemble ! Ensuite, nous sommes revenus régulièrement au festival avec les Bodin’s et dans le jury. Naturellement, nous sommes devenus amis et, malgré nos emplois du temps bien garnis, nous avons toujours su nous retrouver pour partager des bons moments. Quand il a appris, par des amis communs, que j’étais en train de préparer un tour de chant, il m’a tout de suite incité à venir le présenter à Bagnoles. C’est un beau cadeau qu’il me fait ! Merci mon Serge pour ta confiance !

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Vincent Dubois « Ordinaire », vendredi 14 octobre, 20 h 30, salle Jean-Gabin, casino Joa. Les portes seront ouvertes dès 20 h. Tarifs : 16 €. La billetterie est ouverte au Casino : 02.33.37.84.00 ou sur le site www.joa.fr. 

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