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VOILE. Le skipper du Cotentin Halvard Mabire se ressert une 5e dose de Route du Rhum

Avec son Rhum Multi « Kraken BDD », Halvard Mabire va participer à sa 5e Route du Rhum dans quelques semaines.
Avec son Rhum Multi « Kraken BDD », Halvard Mabire va participer à sa 5e Route du Rhum dans quelques semaines. (©DP)

A 65 ans, Halvard Mabire ne pense pas à la retraite. Le navigateur manchois s’est mis en tête il y a quelques mois de reprendre la mer. Et son défi est réussi puisqu’il va participer à sa 5eRoute du Rhum. « Je ressens toujours la même excitation, la même envie », lâche-t-il depuis son domicile de Barneville-Carteret, lui qui a déjà pris le départ de la « Reine des Transats » en 1990, 1994, 2014 et 2018.

Après un partenariat de dix ans avec Campagne de France avec lequel sa compagne Miranda Merron a pu participer au Vendée Globe, le « vieux loup de mer » s’est mis en quête d’un nouvel « outil » de travail.

« Une seule classe à mes yeux reproduit l’esprit de 1978, la Classe Rhum, où se regroupent des bateaux de voyage, préparés et typés pour la course. »

Halvard MabireSkipper manchois

Dernièrement, il précisait avoir une préférence « pour le Multi ».

Six Manchois au départ !

Six skippers manchois seront au départ : les Carterétais Louis Duc et Pierre Casenave-Péré, le Siouvillais Marc Lepesqueux, le Cherbourgeois Halvard Mabire ainsi que les Granvillais Martin Louchart et Brieuc Maisonneuve. Le Croate Ivica Kostelic, basé à Cherbourg, sera également de la partie.

Après une rencontre avec Samuel Marsaudon, fabricant de multicoques à Lorient, et de Philippe Lailler, un pharmacien de Caen amoureux de la mer, ces derniers lui ont proposé d’utiliser l’ORC 50 surnommé « Kraken GDD », un bateau rapide, capable de pointes à 25 nœuds.

« Partir sur ce beau bateau est une motivation supplémentaire, car il est agréable et performant », souligne Halvard Mabire qui a navigué plus de 15 000 milles avec ce catamaran ces derniers mois. « L’objectif est d’emmener le bateau de l’autre côté, et de réaliser une course propre ».

Encore des travaux

Halvard Mabire compte désormais les heures et les minutes avant le départ de Saint-Malo. « La liste des travaux du bord est encore longue. Il y aura une très courte mise au sec à Caen pour vérifier l’état de la carène et la remettre en état impeccable. J’ai un gros travail de matelotage à réaliser, qui prend beaucoup de temps. »

Pour ce qui est de la condition physique, le sexagénaire ne fait pas les choses à moitié. « Je compte naviguer le plus souvent possible, au départ de Barneville ou de Cherbourg », prévient-il. « La meilleure préparation physique pour un marin ne se fait pas en salle, mais à bord, quand les jambes travaillent à trouver l’équilibre sur les filets agités par la houle, et quand les bras et le haut du corps sont constamment sollicités par les winches, les envois et affalages de voiles, le matossage… » Ne lui parlez pas de retraite…

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