Yannick Favennec, député du Nord Mayenne, élu secrétaire au bureau de l’assemblée nationale : « Non, je ne serais pas moins présent sur le terrain »

Guillaume JEANNE
Yannick Favennec dans le parc du jardin du château de Mayenne. ©Guillaume JEANNE

Yannick Favennec, en plus d’être réélu député, a été élu secrétaire au bureau de l’assemblée nationale, fin juin 2022. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Va-t-il continuer de s’occuper du Nord Mayenne (Gorron, Mayenne, Landivy, Ernée) comme avant ? Alors que la nouvelle mandature vient de commencer, il apporte des réponses et développe aussi ses prochaines propositions de lois.

Secrétaire au bureau

« Je tire plusieurs satisfactions à ces législatives », commence le député. « Tout d’abord, je ne vais pas le cacher, être le 2e député de France élu avec le plus haut score, en est une… Dans un autre registre, cela a d’ailleurs eu pour effet – accessoire certes – de donner plus de visibilité – plutôt bienvenue – pour le Nord Mayenne ! » 

« Mais, ce n’est évidemment pas la principale. Mon autre satisfaction va bien évidemment à mon élection, après ces législatives, au sein du bureau de l’assemblée nationale, en tant que secrétaire. Ce groupe parlementaire, proche d’Horizons d’Edouard Philippe, composé de 22 membres, correspond à la plus haute autorité collégiale de l’Assemblée nationale. Grâce à elle, il pourra m’être plus facile d’agir à mon niveau (avec les autres) pour faire fonctionner cette grande institution parlementaire française, à présent présidée par Yaël Braun-Pivet. A ce sujet, j’en profite pour dire que je me réjouis de savoir que, pour la première fois, une femme préside l’assemblée nationale. Enfin ! » 

Les engagements locaux

« Ma satisfaction va aussi aux nouvelles responsabilités qui m’incombent, désormais. Mais, attention, je préfère rassurer mes concitoyens qui m’ont fait confiance et qui m’ont élu : ce n’est pas parce que je serais secrétaire au bureau que je serai moins présent sur le terrain, ou que le Nord Mayenne sera moins prioritaire ! Il n’y aura pas de changement. Je suis d’ailleurs habitué à travailler de cette façon, et il n’y a pas de raison que cela change. Mes combats de tous les jours ne changeront pas, autour de la santé, de l’hôpital, de la solidarité, des agriculteurs, de la défense du pouvoir d’achat, et de la ruralité » .

Anciens combattants

« Ces changements ne viendront pas non plus modifier d’autres de mes attributions. Je reste notamment membre de la Commission de la défense nationale et des forces armées. Cette commission est très importante. Nous devons donner des moyens à nos militaires. Avec le contexte de la guerre en Ukraine, son rôle est encore plus stratégique aujourd’hui. Et cette influence s’étend aussi au devoir de mémoire. Comme chacun le sais, la roue de la vie tourne, et les anciens combattants se raréfient. C’est pourquoi l’un de mes plans d’actions se focalisera sur la défense des associations d’anciens combattants, et les moyens à disposition pour les faire perdurer. Il en va de la transmission de nos valeurs, de la santé de notre démocratie et de la République » .

Allocation adulte handicapé

« Le premier texte que j’ai choisi de défendre dans le cadre de cette nouvelle mandature est un texte de loi concernant l’Allocation adulte handicapé. La situation actuelle permet à une personne en situation de handicap seule de toucher environ 900 €. Mais il y a un problème. C’est dégressif. Si la personne est mariée, alors un nouveau calcul est fait et cette allocation peut être revue à la baisse. Une personne handicapée doit ainsi choisir entre l’amour, et le pouvoir d’achat ! Et non avoir l’un et l’autre, et cela peut créer de dramatiques situations de stress ou de pression, pour plus de 2 millions de personnes ! C’est inadmissible. Emmanuel Macron s’est engagé sur ce chantier pendant la campagne électorale. Je pense donc qu’il faut que nous continuions dans cette voie pour enfin faire passer ce texte, dit de déconjugalisation, avant fin 2022, après discussion. Il en coutera 1 milliard d’euros à l’état mais les bénéfices seront immenses. C’est de la justice sociale ! » 

La régulation

« Le second texte que je proposerai, un peu plus tard, pour des questions de visibilité et lisibilité, sera un texte contre la désertification médicale. Il faut faire plus que ce qui est fait maintenant. L’incitation ne suffit pas, il faut désormais passer à la coercition. Il faut en finir avec tout ces territoires ruraux de France sous dotés en médecins, en allant vers une régulation de leur répartition. J’espère que beaucoup de politiques auront le courage de me lancer avec moi sur ce dossier. Je ne vois pas d’autres solutions contre ce problème ».

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Transpartisans

« Comme depuis toujours, ces textes que je défend sont transpartisans. Il y a des bonnes idées partout, et il faut agir pour les défendre, en trouvant des compromis. Sur le plan local, nous arrivons bien à nous entendre par delà nos clivages, donc, pourquoi ne réussirions nous pas sur le plan national, et ceci même si une dizaine de familles politiques sont représentées aujourd’hui à l’assemblée ? », dit-il en conclusion. « Il n’y a que comme ça que nous pourrons en tirer des opportunités pour tous ».

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